La cohérence cardiaque

Une approche subtile pour atteindre ses émotions.

La respiration, la plus fabuleuse des ressources tout simplement à notre portée. Sans prétention, heureuse la plupart du temps, toujours prête à nous donner davantage, silencieuse, discrète et essentielle. Une tension se pointe, un stress, une contrariété et on cherche une complicité, une oreille pour vider son fiel alors que la respiration est là, tout à côté, tout à l’intérieur, comme une jumelle qui n’attend que le signe pour répondre à la détresse, à l’émotion.

Aller au bout de son expiration et se laisser porter par elle « jusqu’au point où elle se transforme naturellement en une sorte de douceur et de légèreté. » David Servan-Schreiber.

Porter attention à sa respiration, c’est enfin s’ouvrir à son univers intérieur et peut-être pour la première fois lui accorder de la tendresse. On s’occupe de tout sauf de soi. Soi n’existant pas à côté mais tout près, à l’intérieur de notre corps-esprit, cet amalgame indissociable, unique et cohérent que nous sommes. On n’a pas encore atteint la pleine connaissance de soi, on est peut-être au début du premier souffle de cette connaissance, et on devrait sans peur s’abandonner à cette pratique de la découverte de ce que contient ce substrat fragile, répétitif et coriace qu’est le souffle. Coriace par sa fidélité, répétitif parce que toujours présent et fragile parce que souvent sujet à l’indifférence volontaire de nos émotions. En situation de colère, quoi de mieux que de se laisser entrer en cohérence et focaliser son attention sur son coeur, au centre de sa poitrine et en ressentir une chaleur et un calme intérieur. Se laisser guider pour une fois.

« Nous avons la possibilité de vivre plus abondamment chaque fois que nous respirons, si nous respirons consciemment avec cette intention. » Charles F Haanel. Chaque respiration est une occasion de créer une liaison consciente avec toute vie, toute intelligence.

Avec l’entraînement de la cohérence cardiaque, « vous prendrez de la distance par rapport au temps. L’urgence deviendra très relative… Vous verrez spontanément s’éloigner l’urgence de céder à l’impulsion… Lorsque vous pratiquez la respiration consciente, vous êtes dans le moment présent… le détachement par rapport au temps développe les qualités de décision et de choix. » Dr David O’Hare.

Nous avons environ vingt mille pensées par jour. L’agitation de notre corps est le reflet de l’agitation de nos pensées. Plus nous retournons en douceur à notre respiration et plus nous gagnons en liberté. Devenir attentif à ce qui se passe en nous, porter réellement attention et réussir à stabiliser sa pensée sur sa respiration peut nous mener à la maîtrise du calme intérieur et à la concentration où tout devient possible.

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