Sortir du brouillard

Se remettre au monde !

Il y a fort longtemps, dans l’histoire de l’humanité, existait une race de gens, une nation, qu’on appelait les Toltèques. Ils étaient des chercheurs, des artistes et des scientifiques qui se préoccupaient de la santé émotionnelle et spirituelle des gens du peuple. Les Toltèques étaient les ancêtres des Aztèques.Et croyez-le ou non, les problèmes humains étaient exactement les mêmes que ceux d’aujourd’hui. Et comment ça? Et bien c’est simple, les problèmes socio-émotionnels de l’époque (on parle d’il y a environ 3000 ans avant Jésus-Christ) siégaient sur les mêmes prémices que celles d’aujourd’hui (on parle de 2000 ans après Jésus-Christ) c’est-à-dire sur la peur. Oui, la peur. La peur omniprésente. Et là on ne fabule pas. Il est certain que déjà aujourd’hui, au cours de la journée,vous avez vécu une petite ou une grande peur dans vos émotions. La peur, le noyau de tout.

Donc il y a fort longtemps, toujours dans la même histoire de la même humanité, existaient des problèmes psychologiques que l’on retrouve aujourd’hui à la carte dans nos vies. Je me réveille la nuit parce que j’ai peur de manquer d’argent pour rembourser une facture indue; j’ai peur que mon enfant se fasse traquer sur la rue en allant à l’école, j’ai peur que mon chum soit séduit par la nouvelle voisine, j’ai peur de prendre quelques kilos en trop parce que j’ai exagéré la semaine dernière, j’ai peur de rester seul parce que je ne suis pas tellement beau, j’ai peur de me faire reprendre à mon travail parce que je ne savais pas que… j’ai peur de manquer mon rendez-vous, bref une panoplie de très bonnes raisons pour douter de soi.

L’énergie ne passe plus, je bloque, je suis tracassé, et j’ai lu récemment ceci: les émotions négatives génèrent des pensées négatives qui bloquent des énergies favorisant des maladies qui sont la résistance à la circulation naturelle des énergies.

Qu’est-ce qu’on fait ?

Toutes les solutions existent mais on ne les voit pas toutes en même temps. La journée passe, on a été à la fois juge et victime de son destin. Juge en portant un jugement critique sur une collègue de travail qui m’a menti et victime parce qu’on m’a passé une remarque déplaisante qui m’a fait sortir de mes gongs. Et ainsi passent les semaines.

Don Miguel Ruiz appelle cela le brouillard. Ce climat social qui fait qu’on joue constamment le rôle de juge et de victime, à l’intérieur d’un système de croyances bien établi, le pseudo-rêve de la planète. Don Miguel a hérité des connaissances spirituelles des Toltèques par l’entremise de son grand-père qui lui a livré la clé des mystères toltèques.

Il faut comprendre que si l’on désire sortir du brouillard humain pour pouvoir devenir la petite lumière que nous sommes, il faut savoir changer de canal. Et pour ce faire, quatre comportements nous sont proposés ici et ils constituent à eux seuls l’essentiel des enseignements spirituels des chercheurs toltèques. En premier lieu, porter attention à ce qui sort de notre bouche, notre verbe, et qui se dit comme suit: Que votre parole soit impeccable. D’une part, on peut avoir une parole destructrice (la mauvaise critique de soi et des autres) et d’autre part, son usage peut être impeccable, on peut créer la beauté et l’amour. « La parole est si puissante qu’un seul mot peut changer une vie ou détruire l’existence de millions de personnes. »

Deuxième accord: quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle. Se prendre au sérieux c’est suivre le principe que tout ce qui arrive nous concerne. Cette attitude correspond à un besoin continuel d’avoir raison et de donner tort à autrui. Alors attention!

Ensuite, il nous est indiqué de ne pas faire de suppositions. Cette attitude veut nous éviter de faire de la médisance et de faire des échanges de poisons avec les autres. Pas facile celle-là. De quoi on va parler?

Et finalement, nous sommes conviés à donner le meilleur de nous mêmes par cette affirmation: faites toujours de votre mieux. En faisant de notre mieux, on évite ainsi de se juger et de tomber dans la culpabilité. On sort ainsi de notre mauvais sort. Et on se laisse enfin approcher par la place qui nous revient c’est-à-dire être une lueur pour s’éclairer et éclairer les autres.

Bon! On est obligés à rien mais pour ceux et celles qui auraient une tendance à vouloir développer un rêve de liberté personnelle, faites la rencontre avec ces quatre accords toltèques tel que présentés par Don Miguel Ruiz.

C’est un autre exemple qui renforce l’idée que théorie et pratique vont de pair et se confondent lorsqu’on est quelqu’un de fortement enclin à vouloir améliorer son propre sort et celui de tous les humains.

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